Chapitre 1
Hello=)
prem' partie du chapitre 1 pour mon célerii n'a moi!Le matinPov l'artiste
Je frotte mes yeux en posant les pieds par terre. Onze heures. Ce n'est pas dans mes habitudes de dormir aussi tard.
J'ai 22 ans. Je suis peintre. Je suis dreadé. Et je m'appelle Tom.J'enfile un baggy par-dessus mon boxer, prends le marcel noir qui est posé sur ma chaise depuis.. quelques jours? et attache mes rastas en chignon sur le dessus de mon crâne. Je descends de la mezzanine pour aller à la cuisine de mon petit loft et prends une pomme qui se trouvait sur le comptoir. Je m'accoude à l'îlot, croquant dans ma pomme alors que je regarde à travers la baie qui ouvre sur une des plus belles vues de tout Berlin.
Cet appart' il est petit, mais il me coûte très très cher. Je ne regrette rien, j'ai les moyens et puis.. il m'inspire. Ou plutôt la vue m'inspire. Quelques tableaux inachevés gisent contre les murs du salon et d'autres plus beaux, ceux qui ont une valeur sentimentale, sont cloués un peu partout dans le loft. Je soupire, un peu exaspéré. La journée est super belle et je suis incapable de produire quoi que ce soit de bien depuis quelques jours. Et pourtant, l'automne est arrivé, ma saison préférée.
Je peins ce qui me passe par la tête, je peins ce que j'aime. Je peins la beauté, dans l'homme ou la nature.
Je soupire à nouveau et quitte la cuisine. Je rassemble mon matériel, pose une veste déjà tachée de peinture sur mes épaules et sors de l'appartement.
J'erre un peu partout, un peu nulle part dans le centre-ville avant de me retrouver dans un parc assez coloré par les feuilles et cet étang d'eau bleu-vert. Surtout vert en fait. J'esquisse un sourire, puis installe mon chevalet et mon tabouret au milieu de la place. Je sors mes couleurs, en mélange quelques unes pour en former d'autres et étale une couche de doré sur la toile. Tout peut commencer.
Ellipse de quelques heures
Je regarde ma montre, réalisant qu'il est 3 hre. Je n'ai pas plus faim que ça, malgré mon maigre repas. Je lève la tête et vois une personne me fixer. De grands yeux marron, cerclés de khôl noir, les cheveux en pétard. Je détaille sa peau blanche, nacrée, un peu rougie par le vent qui s'est levé puis baisse le regard. Un homme, androgyne, gothique. Mais pas de ces gothiques « normaux ». Celui-là dégage autre chose, une sorte de méfiance d'autrui, de malaise profond. Une aura si subtile, pourtant si visible. Je recroise son regard et capte enfin la signification de cette lueur que je ne parvenais pas à comprendre il y a tout au plus 30 secondes. La détresse.
Je ne réfléchis pas plus. Je fouille dans mon sac alors qu'il baisse le regard. Je trouve enfin ce que je cherche et lui tends. Ma carte d'affaires.
-si vous avez besoin de parler.Il me regarde bizarrement, puis hoche légèrement la tête. Je lui souris en guise de réponse et reprends mon travail alors qu'il s'éloigne.
Quelques heures plus tard, le résultat me satisfait assez et puis la lumière n'est plus à la bonne place pour finir le tableau. En fait, il n'y a tout simplement plus de clarté. Le ciel est noir, annonçant ses larmes, la tristesse du monde. Le brun de tout à l'heure m'obsède tout autant, mais j'ai réussi à le chasser de mes pensées pour me concentrer plutôt sur les couleurs qui m'entouraient.
Je range mon matériel et quitte le parc pour rentrer chez moi. Je regarde le ciel, couvert de nuage. Alors que je ferme la porte et dépose mes affaires dans un coin, un violent orage éclate. Je souris pour moi-même et vais directement dans le frigo pour me réchauffer des pâtes. Je mets le tout au micro-onde et attends mettant mon menton dans ma main et pianotant sur le plan de travail, perdu dans mes pensées qui se tournent instantanément vers un homme au visage sensuel et pâle. La sonnerie annonçant la fin du réchauffement résonne et me tire de mes réflexions. Je saisis une fourchette et le plat et vais m'asseoir sur le divan du salon en fermant toutes les lumières. Le soleil s'est couché derrière les nuages noirs, ce qui assombrit encore plus Berlin. Les lampadaires se sont allumés, diffusant une lueur faible et blafarde. Je suis un peu bizarre, mais j'adore ça. La noirceur contraste avec la lumière qui se lèvera le lendemain. Je reste comme ça longtemps, bien après avoir fini de manger. Je regarde ces larmes tomber. Et je me conforte en me disant que tout mauvais moment passe un jour comme un orage laisse place au soleil.
partie 2
Pov le gothique
Je continue de marcher vers je ne sais où, comme chaque jour. Je ne travaille pas. Je n'ai pas d'amis, en tout cas, pas de vrais. Je suis fringué comme une carte de mode et pourtant...
Je m'appelle Bill Kaulitz, fils du plus grand homme d'affaire du pays et je suis malheureux à en mourir.
Tout ça pour quoi? Parce que je suis pété de tunes. Non l'argent ne fait vraiment pas le bonheur. Ma famille m'ignore complètement. Mes amis sont des espèces de groupies, si l'on veut, qui me prennent pour leur leader alors que tout ce que je veux, c'est qu'ils me fichent la paix. Je n'ai jamais pu raconter à n'importe laquelle de ces personnes comment ça me tue d'être riche. Je n'ai jamais voulu l'être.
J'aurais voulu une famille chaleureuse, qui me comprendrait.
Une famille qui m'appuierait. Quelles que soient mes décisions.
Non, j'ai récolté d'une famille froide, impassible si ce n'est que pour me critiquer.
Je lève la tête et aperçois la ville sombre. Un orage est sur le point d'éclater. Je me repère sans trop de mal et jure entre mes dents. Je suis à l'autre bout de la ville.
Par chance, chose que je n'ai que très rarement, un bus passe et j'entre à l'intérieur. Je vais m'asseoir tout au fond et regarde l'eau tomber. C'est si beau et si sombre à la fois! Je me perds dans ces gouttelettes et la demi-heure que dure le trajet passe super vite. Je descends directement devant le château-quasiment- qu'est chez moi. Ou disons mon logis. Car un chez soi est plutôt un endroit où l'on se sent bien. Et je suis loin de bien me sentir quand je suis chez moi.
Je passe le portail et remonte l'allée lentement. J'entre à l'intérieur et ferme la porte doucement, n'attirant pas l'attention sur moi. Je me glisse dans les couloirs comme une ombre et rejoins la cuisine en catimini, elle est vide à cette heure. Un autre repas manqué. Tant mieux, tant pis.
J'attrape quelques gâteaux et un restant de salade de pâtes dans le frigo. Hop une fourchette et je monte avec mon butin jusqu'à ma chambre. Je ferme la porte à clé et dépose mon repas sur ma table de chevet. Je vais à la salle de bain attenante, celle qui m'est réservée. Je me démaquille doucement après avoir ôtés tous mes bijoux, enlève mon t-shirt, déformant mes cheveux coiffés en piques, retire mes chaussettes, défait ma ceinture et mon pantalon avant de glisser ce dernier le long de mes jambes. Des jambes minces. Trop minces. Comme le reste de mon corps.
Je me regarde dans la glace, observant tout mon corps. Je diminue l'intensité de la lumière pudiquement et baisse mon boxer. Je détourne le regard, gêné, et allume la douche. Et puis je recroise mes yeux dans le miroir. Je suis différent démaquillé et nu. Frêle, blanc et mal à l'aise.
J'entre dans la douche en savourant l'eau chaude sur mon corps. Je me retourne et mouille complètement mes cheveux. J'attrape le peigne et démêle doucement les mèches collées par le gel. Je pose l'instrument et prends le shampoing avant de masser ma tête et nettoyer mes cheveux corbeaux. Je les débarrasse de la laque et du gel puis les traite avec le revitalisant avant de me laver avec le gel de douche à la mangue. Je sors de la cabine en fermant l'eau, enroulant une serviette autour de ma tête. Je me frictionne le corps en évitant soigneusement de trop me regarder et sors de la chambre de bain. Mes cheveux sècheront tous seuls, la flemme de le faire moi-même. J'enfile un boxer et me glisse dans mon lit en ouvrant la télé. Le son résonne fort dans la pièce et mon c½ur fait un sursaut alors que j'éteins pratiquement le volume. Ils repassent de vieux épisodes de Berlin Berlin, mais pourquoi pas? Je monte un peu le son, peinant à entendre, pose la télécommande et prends mon repas. Je mange tout en regardant Lola engueuler Sven à propos de Hart qui n'arrête pas de squatter dans leur appart' alors que Sarah a besoin d'aide pour le bébé. Je souris parfois, c'est vrai que cette fille, elle a du caractère. Je l'adore.
Je finis mon repas et vais me brosser les dents pendant une annonce du troisième épisode. Il est déjà minuit moins quart et je commence à être fatigué. Je m'enfouis de nouveau dans ma couette de lit et écoute la fin. Je ferme ensuite la télé et fais de même avec mes yeux.
Pov externe
Deux jeunes hommes s'endorment. L'un après avoir regardé la pluie tomber en songeant à l'autre et le deuxième en essayant d'oublier ses problèmes. Il a oublié le premier homme, celui du parc, mais plus tôt qu'il ne pourrait le penser, il le reverra.
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alors ce chap' ?
pour ceux qui ont lu, ça vous plaît toujours?
pleins de comms svp =D
eLle*